La cité des Ducs arrive en sixième position du palmarès des villes gay-friendly du magazine Têtu. Revue de détail d'un classement.
Nantes, ville gay-friendly ?
Six ans après son premier « Palmarès des villes gay-friendly », le magazine Têtu, dans sa nouvelle formule du mois de mars, place la cité-des-Ducs en 6 e place. Un rang de gagné par rapport à 2003. Mais surtout l'affirmation d'un constat partagé par toute une communauté : Nantes, ville ouverte et tolérante.
Dans ce classement établi auprès de 33 villes de plus de 100 000 habitants ¯ hors Paris ¯ Lyon arrive en tête, devant Montpellier, Lille, Rennes, Toulouse et Nantes. Il se décline en six classements thématiques : politique municipale, lutte contre l'homophobie, dynamique associative, lieux de sociabilité, vie culturelle.
Politique municipale
De toutes ces catégories, Nantes ne figure qu'une seule fois sur le podium : 3 e pour sa politique municipale. Six places gagnées par rapport à 2003 ! Cela résulte essentiellement de la possibilité de se pacser à l'hôtel de ville depuis décembre 2005, de la présence d'élus à la marche des fiertés et du soutien apporté par la municipalité au Centre gay et lesbien.
Elle fait aussi un bond conséquent en matière d'offre culturelle en passant de la 10 e à la 4 e place, confirmant ainsi la réputation de la ville, et par là même celle de l'agglomération. La dynamique associative reste, quant à elle, stable, avec un passage de 5 e à la 4 e place, et ce malgré l'arrivée de nouvelles associations récentes comme I am what I am pour les moins de 25 ans et Tribades pour les filles.
Bars et autres lieux
La dynamique et l'esprit d'ouverture de sa population se mesurent aussi à l'aune des établissements commerciaux. Hormis les bars et autres lieux catalogués comme gays (lire ci-dessous), Nantes regorge d'endroits où les homos et lesbiennes se retrouvent. Pourtant, la ville de Rennes devance sa petite soeur nantaise à ce sujet. Une simple question de rapport entre le nombre d'habitants, moins nombreux à Rennes qu'à Nantes et le nombre d'établissements, importants dans ces deux villes.
Lutte contre l'homophobie
Seule ombre au tableau de cette enquête, la 22 e place occupée par la ville dans la lutte contre l'homophobie. Il ne faut surtout pas y voir une « piteuse » place, mais une source de mobilisation pour le tissu associatif et les politiques, explique le rédacteur de l'enquête, Marc Endeweld. « Ce positionnement de Nantes ne remet nullement en cause son côté « ville où il fait bon vivre » et sa tradition de tolérance propre à de nombreuses villes de l'ouest. Il ne s'agissait ici nullement de recenser les actes homophobes. Si, par exemple, une ville comme Rennes se retrouve 2 e , c'est qu'il existe une collaboration entre la mairie et les associations à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie du 17 mai. De plus, la région Bretagne a fait réaliser une étude remarquable sur « les réalités de l'homophobie au travail ». D'ailleurs, la possibilité de donner des aides aux entreprises, en fonction des efforts réalisés en ce domaine, est à l'étude. »